La Chanson des Marais (Deportes)

I learned the songs at the Jewish summer camp La Marsa, in the 60s. I was told that La Chanson des Marais (Deportes) was created in Auschwitz; the last strophe was added; it was also sung ata Drancy, one year after France’s liberation.


La Chanson des Marais (Deportes)

Loin, vers l'infini s'étendent
Les grands près marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante,
Dans les arbres secs et creux.
O terre de détresse !
Ou nous devons sans cesse piocher, piocher!

Dans ce camp morne et sauvage,
Entouré de murs de fer.
Il nous semble vivre en cage,
Au milieu d'un grand désert.
O terre de détresse!
Ou nous devons sans cesse piocher, piocher !

Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit.
Et du sang, des cris des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
O terre de détresse!
Ou nous devons sans cesse piocher, piocher!

Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira,
Libre alors ô ma Patrie!
Je dirai tu es à moi.
O terre enfin libre!
Ou nous pourrons revivre, aimer!
O terre enfin libre!
Ou nous pourrons revivre, aimer, aimer!


La neige tombe au seuil d1une synagogue


La neige tombe au seuil d’une synagogue (eglise)
La où est assise une enfant d’Israel (word also was changed, and them I don1t remember)
Elle reste la, malgre le froid la bise
Elle reste la, malgre la fin du jour

Vint à passer une petite troupe
Elle reconnut l’uniforme allemand
Elle refusa l’aumone qu1on lui offre
A l’ennemi, repondit fièrement:

Gardez vos offres, je garde mes souffrances
Soldats prussiens, passez votre chemin
Car moi je suis une enfant d’Israel
A l’ennemi, je ne tends pas la main.

Vous avez pris l’Alsace et la Lorraine
Vous avez pris l’Italie et ses plaines
Vous avez pris les pays etrangers
Vous avez pris, Germanie (sic) et ses plaines
Mais notre coeur vous ne l’aurez jamais

"Edith Shaked" shaked@u.arizona.edu